mythe 2

 

Il faut faire attention à ne pas confondre la pratique de la méditation; le fait de méditer et les résultats espérés.

S’il est vrai que durant la pratique, l’activité est réduite et plus lente, et que la pensée est concentrée sur une chose à la fois, il est toutefois faux (mais compréhensible à première vue) de penser que méditer, c’est simplement fermer les yeux et que les méditants sont des personnes contemplatives, passives, renfermées, blafardes et lentes dans leur vie quotidienne. Sinon, une majeure partie de la population ne pourrait se prêter à l’exercice. Or de nombreux sportifs ou professionnels particulièrement actifs pratiquent la méditation de manière régulière.

Ce stéréotype qui accuse les pratiquants de la pleine conscience d’égocentrisme et de leur supposé manque d’implication dans la vie sociale est contrecarré par de nombreuses institutions étudiant les principes et bénéfices de la méditation. En effet, par la prise de conscience de ses propres aptitudes et la clarté d’esprit qui accompagne souvent la pratique, les méditants sont plus engagés que le reste de la population dans des associations ou des activités collectives. Leurs prises d’initiatives au niveau professionnel et/ou personnel sont également accrues.

Les moments « d’inaction » passés sur le coussin de méditation sont des moments nécessaires pour le bien-être de l’être et de l’esprit, ceci permet une meilleure santé et efficacité pour la suite de la journée.

Mieux vaut consacrer quelques minutes à ralentir, se poser plutôt que de « foncer tête baissée » dans ses préoccupations, en perdant de vue nos objectifs et nos émotions.

Par ailleurs, la méditation ouvre la voie à la compassion, ce qui se traduit par une attention accrue portée à l’autre ainsi qu’à soi-même.

Les yeux n’en sont alors que plus ouverts et attentifs aux moindres détails de son environnement.

Article de Mindful magazine, traduit et retravaillé par Mathilde Denis,

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