mythe 3

La pleine conscience comme toutes capacités de l’esprit humain, n’appartient à aucun groupe, ni religion ou philosophie.

Il est vrai cependant, que les pratiquants bouddhistes sont à l’origine de recherches approfondies sur ce sujet et proposent dans leur tradition un certains nombres d’éclairements. Cela n’en fait en rien une possession, de la même manière que les pâtes n’appartiennent pas exclusivement aux Italiens et la démocratie aux Grecs…

La pleine conscience est une pratique centrale de la méditation bouddhiste, mais Bouddha ne s’est jamais revendiqué comme l’initiateur de cette pratique, tout comme Newton ne prétendait pas être à l’origine de la gravité.
Le mot « mindfulness » dérive bien du mot Pali « Sati », un terme bouddhiste qui désigne un élément clé de la pratique de méditation, mais les mots n’ont pas de vérité propre. Ils évoluent sans cesse en fonction du contexte et la sémantique est si vaste qu’il arrive parfois de manquer de mots pour qualifier un état d’esprit ou une émotion…

Ironiquement, deux visions sur le lien réel existant entre bouddhisme et méditation, s’opposent : la première est celle qui veut que le bouddhisme soit né de la pratique de la pleine conscience et dénonce l’emploi et l’exercice de cette pratique en milieu médical ou scolaire, qui aurait pour but, la diffusion illicite de ce courant religieux.

La deuxième, prétend qu’il serait préjudiciable et dangereux de sortir la pleine conscience du contexte bouddhiste, car cela supposerait l’abandon des 2 faits essentiels à la pratique efficace et « saine » : l’action éthique et la clarté d’esprit enseignées dans la pratique religieuse.

Outre, ces deux extrêmes, il est injuste de présumer de l’incapacité des non religieux à trouver par eux-même le principe et les sensations d’interdépendance entre êtres humains et à adopter un comportement responsable et adapté.

Il ne reste plus qu’à le prouver !

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Article traduit et retravaillé par Mathilde Denis, à partir de Mindful Magazine.